Le truc à chiner : le casier d'imprimeur

Régulièrement, nous vous présentons un objet ou un meuble phare à dénicher dans une brocante. Cette semaine, le tiroir d'imprimerie ouvre le bal des "trucs à chiner".

© Cécile Debise/Journal Des Femmes

La p'tite histoire du casier d'imprimeur. Ce que l'on appelle communément un casier d'imprimerie est en réalité une casse - de l'italien cassa qui signifie caisse. Il s'agit d'un tiroir, en bois généralement, issu d'un meuble de métier utilisé en typographie traditionnelle. Empilés les uns sur les autres, ces tiroirs peu profonds étaient divisés en petites cases, les cassetins, dans lesquels on rangeait les caractères en plomb ou en bois nécessaires à la composition d'un texte avant son impression. A la fin du XIXe siècle, l'apparition de la Linotype a permis de moderniser et d'accélérer la tâche de composition, reléguant ainsi les anciennes machines à composer et les casiers de rangement aux oubliettes. Et sur les étals des brocanteurs depuis plusieurs années, pour le plus grand plaisir des chineurs.

Combien ça coûte ? Entre 10 et 50 euros selon la taille et l'état de l'objet.

Qu'est-ce que j'en fais ? Poncé, verni, repeint, le casier d'imprimerie, comme de nombreux meubles de métiers, devient un bel objet déco. Posé et fixé à la verticale sur un meuble ou contre un mur, on s'en sert désormais comme d'une petite vitrine pour exposer des collections de miniatures en tous genres (parfums, jouets, statuettes, bijoux, etc.). Attention à bien l'accrocher au mur à l'aide de deux pitons à visser et d'une cordelette, côté casier, et d'un crochet à visser ou crochet X, côté mur. Et si l'on ne se sent pas l'âme collectionneuse, on peut tout simplement exposer son tiroir d'imprimeur, vide, comme simple témoin de l'histoire de l'imprimerie.

Casier d'imprimerie dans une chambre d'ado © Cécile Debise/Journal Des Femmes
Le casier d'imprimeur, une vitrine pour exposer des miniatures © Cécile Debise/Journal Des Femmes

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